25 septembre 2008

Log 32. Polaris

Pensée du jour : "Les gens heureux n'ont plus rien à dire"
Fond musical : Incubus - Vitamin

finalcombinaisonCa faisait un bout de temps que je le craignais, et voilà que ça m'est arrivé. Voilà, petit à petit j'ai commencé à me contenter du quotidien, à laisser la vie s'écouler doucement, à laisser derrière moi mes révoltes futiles. Avec l'absence prolongée de la seule personne digne d'intérêt rencontrée dernièrement, celle qui a su me stimuler, me faire croire à mes délires, je me suis mis à me fondre dans la foule, en oubliant mes aspirations et mon désir de mieux. C'est drôle, j'ai alors compris à quel point il était simple de se laisser tout simplement aller à travers les semaines comme un berceau sur une rivière. J'ai vu comme il était séduisant de se fasciner pour des choses sans importance et de savourer les joies les plus simples. Ca avait l'air sympa : la colère sourde s'était évaporée, je me sentais serein. Et tout ça, je le devais à un petit espoir, une minuscule perspective de ciel bleu : celle de ne plus être seul.

Mais un espoir, comme toute chose, ça s'étiole avec le temps si on ne l'entretient pas assez. Voilà que tout le monde est heureux autour de moi, se lance dans de nouvelles aventures, parfois vers l'inconnu. Chacun semble trouver sa chacune, à tel point que ça ressemble beaucoup à un complot. Je suis content pour eux, vraiment. J'ai envie de suivre le mouvement, de partager la même allégresse, de leur dire que moi aussi j'ai trouvé quelqu'un qui me ressemble. Mais ce que j'attends n'arrive pas. Je ne sais même pas ce que c'est. Et je commence à être tenté par des gens plus futiles, qui ne m'apporteraient rien, qui ne me comprendraient pas. Des plans simples, sans risques qui ne feraient que sauver les apparences.

Mais je me résonne. Je pense valoir mieux que ça. C'est peut être agréable de vivre dans l'état décrit plus haut, mais je me refuse à cette létargie. On dit que parfois il faut savoir faire des conneries, laisser son cerveau en stand by et profiter des occasions d'un soir qui s'offrent à vous. Pour le stand by et les conneries, j'ai le matos et l'entourage, mais quand on parle de trouver un fix de vrai bonheur, les plans d'un soir font pâle figure. Les joies du quotidien, très peu pour moi. Ou alors plus tard. Je veux les émotions fortes, et pas avec n'importe qui. La première fille venue ne fera pas l'affaire, ni même quelqu'un avec qui ça a déjà foiré une fois. Autour de moi ils ne comprennent pas. Autant dire que je jure un peu dans le décor pendant les soirées drague. Mais je veux de la nouveauté, du grand spectacle. Et même si j'ai tort d'espérer, je sais depuis cet été que je suis encore capable d'être intrigué par quelqu'un, de vouloir découvrir cette personne. Ce que je vais faire maintenant ? Essayer de garder l'attitude du mec qui avance. Après tout, même si l'espoir d'où je l'ai tirée s'est un peu terni, elle garde ses bons côtés. Associons cette attitude avec les attentes que je garde en moi et qui sait, peut être que l'avenir verra ça d'un bon oeil ...

"J'veux traverser les océans
Devenir Monte Cristo
Au clair de lune m'échapper
De la citadelle
J'veux devenir roi des marécages
Sortir de ma cage"
Au p'tit bonheur, J'veux du soleil

Fin de transmission.

Posté par V A A N à 21:35 - Commentaires [2] - Permalien [#]


Commentaires sur Log 32. Polaris

    Citation du jour
    "C'est le vieux boeuf qui fait le sillon droit" (proverbe italien).
    Rapport ? Point encore je ne l'ai trouvé
    Juste je sais pas quoi répondre à ça... Du moins pas là.
    Quoi qu'il en soit je suppose qu'à nouveau j'vais avoir des trucs à dire si ta pensée du jour est véridique ^^

    Posté par HK, 28 septembre 2008 à 05:12 | | Répondre
  • Vis ta vie à ton rythme, ne te compare pas aux autres. Chaque individu est différent, chaque vie est différente
    Cette personne que tu cherches, tu l'as trouveras, même si pour celà il faut patienter.

    Garde espoir !
    ^_^

    Posté par Persilya, 28 septembre 2008 à 13:50 | | Répondre
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