02 juin 2008

Log 28. The Black Parade

Pensée du jour : "Il n'est jamais trop tard pour se réveiller"
Fond musical : My Chemical Romance - I Don't Love You

finalparadeUn week-end en province, ça peut changer beaucoup de choses, ou pas. Personnellement, j'ai toujours aimé les gares. Regarder les gens se quitter, se retrouver, tout ça. C'est, comme lors de ma dernière clope à ma fenêtre la nuit, un des seuls endroits où j'ai l'impression de pouvoir laisser mon esprit vagabonder complètement. Peut être que c'est dans cet "entre-deux mondes" que je suis à ma place. Enfin passons, je compte pas vivre dans une gare de toute façon. C'était la première fois que je rendais visite à ma mère depuis qu'elle a plié bagage, quelques semaines après avoir tenté de se tuer. Je l'ai trouvée plutôt en forme, mais par moments c'est comme si elle n'était plus là. Je crois qu'une partie de son esprit ne reviendra pas, et je dois l'accepter. Je me suis pas mal baladé, j'ai fait la sieste à l'ombre d'un moulin et j'ai fumé des clopes en regardant la mer. L'océan, c'est quelque chose qui m'a toujours fasciné. A chaque fois que je le regarde, mon coeur se serre, comme si la tristesse et la sérénité faisaient l'amour dans ma tête. Métaphores foireuses mises à part, ce genre de "communion" passagère avec la nature me rassure toujours quant à ma quête de paix intérieure. Mais ça me fait peur aussi. Peur de passer toute une vie sans rencontrer les bonnes personnes, LA bonne personne avec qui avancer. Je trie sur le volet mon entourage, ne retirant mon masque que pour une poignée d'élus (heureux ?). Et pourtant même quand je crois avoir gardé les bonnes personnes, quand mon désir d'élévation est au plus haut, je réalise que je reprends une attitude mécanique.

Ce qui nous ramène à ma meilleure amie, celle du Log précédent. J'avais depuis peu décidé de maintenir le silence quelques temps. Pas vraiment pour m'éloigner, mais plutôt pour user d'une technique de sioux consistant à attiser le manque chez une personne pour qu'elle revienne vers vous d'elle même. Je n'étais pas jaloux de la voir courir après un autre mec, mais toute cette merde depuis qu'on a couché ensemble ajouté au fait qu'elle agisse comme une lycéenne pour lui plaire, ça m'a gonflé. Quoi qu'il en soit, la technique du silence a porté ses fruits et voilà que la demoiselle me contacte à plusieurs reprises. A chaque fois je réponds très rapidement, avec des phrases courtes, je fais mine d'être occupé. Je joue ce petit jeu en sachant très bien que le 5 Juin au plus tard il y a 90% de chances pour que je doive lui faire face à la soirée mensuelle au bar, et qu'elle me demandera alors pourquoi je suis si distant. Peut être que je fais ça pour qu'elle se rende compte qu'elle m'aime encore, allez savoir. Mais là où je veux en venir, et c'est ce qui m'inquiète, c'est que le résultant m'importe peu. Je ne ressens aucun manque, pas même l'envie d'une soirée entre amis comme avant. La bonne vieille mécanique a refait son oeuvre, et me voilà redevenu de marbre, sans même l'avoir voulu, avec une des personnes qui comptait le plus.

Si j'arrive à me détacher d'elle de la sorte, quel sera la prochaine étape ? Vais-je finir par me foutre réellement de tout, au point de n'être plus qu'une coquille dont le Ghost sera parti vagabonder, sans plus aucune attache ... Je lance ces questions dans le vide comme d'habitude, sauf que maintenant il y a du nouveau. Et oui, comme dans toute bonne saison 2, il faut du rebondissement, alors voilà : il y a désormais une psy dans la partie. Elle doit me prendre mon argent deux trois fois d'ici le mois de Juillet et aviser pour la rentrée prochaine. En tout cas, après la première séance, je peux déjà affirmer qu'elle ne sera pas un personnage récurrent. Ca fait quatre ans que je cherche qui je suis, que j'essaie de m'améliorer, et je crois pas avoir besoin d'elle pour continuer. La petite lueur du moment, c'est qu'il reste des gens biens figurez-vous. Il paraît que vers Metz traîne une espèce de Cyberpunk à l'humour incisif qui gagne à être connue. Je n'espère pas encore une amitié mais qui sait, on fondera peut être un cirque itinérant.

"Preach all you want but who's gonna save me?
I keep a gun on the book you gave me,
Hallelujah, lock and load
Black is the kiss, the touch of the serpent sun
It ain't the mark or the scar that makes you one"
Gerard Way
, Thank You For The Venom

Fin de transmission.

Posté par V A A N à 22:27 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Log 28. The Black Parade

    m'etonnerais, à metz y'a rien que des andouilles (et melt banana, yeepee!!) :p

    Posté par Cheshire, 03 juin 2008 à 10:20 | | Répondre
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